Le petit flambeau

L'Autriche vue par un universitaire français…

Des restaurants originaux à Vienne

troisrestos-ptBien sûr, le touriste ne passant que quelques jours à Vienne sera sans doute avant tout à la recherche d’une bonne escalope viennoise (Wiener Schnitzel) ou d’un Tafelspitz bien servi (*). Dans le neuvième arrondissement où figurent parmi les attractions touristiques la Votivkirche, l’appartement de Freud (musée Freud) ou l’usine d’incinération d’ordures ménagères de Spittelau construite par Friedrich Hundertwasser, on trouve au moins trois restaurants qui méritent les détour.

Honneur à l’ancienneté, il s’agit d’abord du Deewan, un restaurant pakistanais où on ne paye que ce qu’on veut, selon ses moyens. Les boissons sont à prix fixes pour éviter tout abus mais il y a un copieux buffet avec quatre plats (dont au moins deux végétariens), du riz et un bar de salades ainsi que un ou deux desserts. Le tout est proposé à volonté – selon la formule « eat as you can, pay as you wish » – avec une décoration très réussie. C’est un repère d’étudiants le midi, mais le soir le public est assez diversifié et cela reste une excellente adresse pour les familles car on n’attend pas : on se sert au buffet dès qu’on arrive et il y a toujours une carafe dl’eau sur les tables. Ce restaurant est tenu par un Pakistanais très sympa (Afzaal Deewan) et sa femme autrichienne, Natalie. En 2007, ce couple binational a été menacé, il risquait l’expulsion (cf. cet article) et la mobilisation fut efficace. Lire la suite

20 décembre 2014 Posted by | Uncategorized | , , , , | 2 commentaires

Une autre forme d’esclavage moderne

Vienne, juillet 2012, sur la Gürtel (boulevard circulaire)En allemand, le terme usuel pour la prostitution dans la rue est « Strassenstrich ». Cependant, depuis quelques jours on reparle à Vienne « d’Arbeiterstrich », ce sont tous ces Européens de l’Est, surtout des Roumains et des Bulgares (souvent des Roms), qui viennent vendre leur force de travail au noir pour un salaire horaire variant entre 3 et 8 euros de l’heure. L’été dernier j’avais consacré un billet à une jeune slovaque qui vendait des fraises dans une rue piétonne de mon quartier et qui dormait dans un préfabriqué avec d’autres vendeuses, payées toutes les deux 3 euros de l’heure. Jusqu’en 2014, l’accès au marché du travail autrichien est extrêmement limité pour ces ressortissants européens qu’on a du mal en 2012 à appeler « nouveaux ressortissants »  (c’était en 2007 que la Roumanie et la Bulgarie ont rejoint l’Union européenne). Comme c’est commode pour les particuliers Lire la suite

12 juillet 2012 Posted by | Uncategorized | , , , , , , | Un commentaire

Austria’s wealth, Austria’s exploitation of its neighbouring countries

A demand of the Austrian Green Party: a minimum of 7,50 € per hour

( ci-dessous un résumé en français)

I recently spoke with a young Slovakian woman who was selling Austrian strawberries in a pedestrian zone close to my place. She spends 8 to 10 hours a day on her feet selling only fresh strawberries and a few jars of jam. As she seemed to be quite bored, I decided to strike up a conversation with her. I then greeted her in her mother toungue, at which point she began to speak quite openly with regards to her working conditions. It turns out that she is paid a mere 3 € an hour. She the went on to say: « I know it’s not a lot for you in Austria but for us in Slovakia it’s ok. » She sold the strawberries for 2,90 € per 500g (4,90 €/kg), which means that in an hour, she’s paid the equivalent of 500g strawberries.

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6 juin 2011 Posted by | Uncategorized | , , , | Un commentaire