Le petit flambeau

L'Autriche vue par un universitaire français…

“A contre-courant” – Y aura-t-il aussi une place honorant les victimes des foyers d’enfants ?

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Mme Bock, à droite, sceptique devant le témoignage d’une ancienne pensionnaire du foyer de Wilhelminenberg

Dans la deuxième moitié du 20ème siècle, environ 100 000 enfants et adolescents ont été enfermés en Autriche dans des foyers. Les brimades y étaient systématiques et les cas d’esclavagisme légion (par exemple pour les entreprises Swarovski et Darbo). Il y eut des milliers de viols (autant sur les garçons que les filles), une prostitution forcée répandue, un sadisme poussé au-delà de l’imaginable (par exemple des amputations de doigts pour « lutter » contre la masturbation) et des expériences médicales menées sur des enfants considérés comme du matériel humain. Ceci concernait aussi bien les foyers gérés par l’Eglise catholique que les foyers publics, la différence notable étant la part plus importante de crimes sexuels dans les foyers catholiques (66 contre 44% parmi les cas recensés). Ceci constitue, comme l’a écrit le journaliste et sociologue Hans Weiss dans son livre Lieu du crime : foyer d’enfants (Tatort Kinderheim), le « plus grand crime de la Seconde République » (voir sur ce blog deux articles datant de l’année de la sortie du livre, 2012 : « Des méthodes nazies dans les foyers d’enfants jusqu’aux années 1970 ! » et « Autriche – Le plus grand crime de la Seconde République »).

Mme Ute Bock, figure marquante du pays en raison de son engagement à partir des années 1980 pour les demandeurs d’asile, est décédée le 19 janvier. Lire la suite

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25 janvier 2018 Posted by | Asile, Autriche, Vienne | | Laisser un commentaire