Le petit flambeau

L'Autriche vue par un universitaire français…

L’extrême droite en Autriche, diabolisation et dédiabolisation

bulletin

Le bulletin pour le second tour, le 22 mai, avec mention des titres académiques bien sûr

Plus de 35% au premier tour des élections présidentielles, le Front national en a rêvé, le « Parti libéral autrichien » (FPÖ) l’a fait. Mieux encore, ce parti nationaliste est en bonne voie pour ravir le poste de président de la république alpine. Contrairement à ce que l’on peut lire dans certains journaux, le poste de président n’est pas purement honorifique en Autriche : selon la constitution de 1929 encore en vigueur car réactivée en 1945, le président fédéral est non seulement le chef des armées mais il peut aussi dissoudre le Parlement ou destituer le gouvernement. Élu pour six ans, c’est lui qui nomme le chancelier et valide le choix de ce dernier lorsqu’il forme un gouvernement. Jusqu’à présent, le président ayant toujours été membre des deux partis qui se partagent le pouvoir depuis l’après-guerre, les sociaux-démocrates du SPÖ et les conservateurs de l’ÖVP, le président a toujours renoncé à ses pouvoirs, laissant le chancelier gouverner et se contentant de quelques déplacements dans le cadre de la politique étrangère ou de déclarations sur des sujets de société, un peu comme le fait le président du grand pays voisin, l’Allemagne. Cette fois-ci, les partis de gouvernement ont été laminés (SPÖ à 11,3%, ÖVP à 11,1%). Une première explication du vote est bien entendu le rejet de la grande coalition au pouvoir depuis 2007, d’abord sous le chancelier Gusenbauer, puis de 2008 à mai 2016 sous la houlette de Werner Faymann qui a abandonné ses fonctions le 9 mai dernier, démissionnant de la présidence du SPÖ et du poste de chancelier. Depuis la création de la Seconde république, en 1945, il y a d’ailleurs toujours eu une « Große Koalition » au pouvoir, sauf sur les périodes 1966-1987 et plus récemment 2000-2006, lorsque les conservateurs ont gouverné avec le FPÖ dirigé par Jörg Haider (1950-2008).

Pour le deuxième tour, le 22 mai prochain, Norbert Hofer, 45 ans, candidat du FPÖ, est opposé à Alexander Van der Bellen, 72 ans, qui s’est présenté comme candidat indépendant mais qui est avant tout soutenu par les Verts. Dans les deux cas, le président ne sera pas issu des partis de gouvernement, un séisme politique se profile dans le pays.

Compromis et compromissions

L’Autriche est un pays où la culture du compromis domine. Les grèves sont par exemple extrêmement rares car les négociations aboutissent avant que n’éclatent les conflits sociaux et au niveau politique, les alliances vont bon train, même si le FPÖ est bien un parti d’extrême droite. Il est d’ailleurs officiellement reconnu comme tel par le Centre de documentation sur la résistance autrichienne (DÖW), institut au sein duquel se trouve un bureau d’étude de l’extrême droite. Le FPÖ fait partie avec le Front  national, la Ligue du Nord (Italie) et le Vlaams Belang (Belgique) du Mouvement pour l’Europe des nations et des libertés. Il entretient en outre des relations étroites avec des partis ouvertement racistes comme le Jobbik hongrois et le 12 mai dernier ils ont conclu une alliance avec l’AfD (Alternative pour l’Allemagne), connu pour son hostilité aux demandeurs d’asile. Dans son discours politique, la haine contre les étrangers est récurrente et – spécificité locale – il prône un pangermanisme issu de la période où l’Autriche faisait partie du Troisième Reich (voir cet article sur Jörg Haider).

Au niveau national, des élections régionales récentes ont permis au FPÖ d’accéder au pouvoir. Au printemps 2015, au Burgenland, une région frontalière avec la Hongrie, ce sont les sociaux-démocrates du SPÖ qui ont choisi de gouverner avec le FPÖ qui n’avait pourtant obtenu que 15% des suffrages (6 points de plus qu’aux élections précédentes). Une grande partie des militants s’en est offusqué, mais l’émoi fut de courte durée. Peu après, ce sont les conservateurs de l’ÖVP qui ont intronisé le FPÖ à la tête de la Haute-Autriche, le parti de Heinz-Christian Strache ayant obtenu 30% des voix (voir « Alerte brune en (Haute-)Autriche »). A Vienne, début octobre, alors que la crise européenne concernant l’accueil des demandeurs d’asile occupait déjà la une de tous les journaux, le FPÖ avait obtenu 31% des suffrages, pas assez cette fois-ci pour mettre en péril la coalition entre les sociaux-démocrates et les écologistes dans Vienne-la-rouge.

Dans l’entre-deux-tours des présidentielles, les deux partis de gouvernement n’ont pas osé donner de consignes de vote, entre MM. Van der Bellen des Verts et Hofer du FPÖ ! Seules quelques personnalités comme le maire de Vienne (SPÖ) se sont prononcées. Le candidat des Verts s’est efforcé d’obtenir le soutien de personnalités célèbres dans le pays, comme Hugo Portisch, un animateur de télévision de 89 ans qui avait pourtant des problème à reconnaître la responsabilité de l’Autriche dans le nazisme ou Hans Peter Haselsteiner, milliardaire du bâtiment qui s’est acheté un parti, les Neos. Il n’est pas sûr que cela aide le candidat vert, bien au contraire, car lors d’un débat public, le 11 mai, Hofer a accusé son concurrent d’être le candidat de l’establishment, soutenu par des célébrités, alors qu’il se présente lui, non sans succès, comme le candidat du peuple avec un redoutable slogan pour la campagne de l’entre-deux-tours : « le droit doit venir du peuple ».

Le poids des traditions

Hofer a franchi pas à pas les échelons au sein du FPÖ, il est devenu un proche du chef du parti, M. Strache, mais ce n’est que récemment que tous les Autrichiens l’ont découvert, lorsqu’il a été nommé, à l’automne 2013, deuxième vice-président du Parlement. Rien n’obligeait la présidente du Parlement, Mme Barbara Prammer (SPÖ), à nommer Norbert Hofer à ce poste, juste une tradition. Si la présidence du Parlement revient légalement au parti arrivé en tête aux législatives, ce n’est qu’un usage qui attribue les deux postes de vice-présidence aux partis arrivés en deuxième et troisième position. Au moins, en 2008, pour la forme et surtout l’honneur, les Verts avaient présenté un candidat pour tenter d’empêcher l’élection de Martin Graf. Les Verts sont de loin les plus conséquents dans la lutte contre l’extrême droite. En 2008 d’ailleurs, Norbert Hofer se prononçait pour un référendum afin de voir s’il était possible d’abolir la loi qui interdit l’éloge du nazisme en Autriche. Un an plus tard, le vice-président FPÖ du Parlement, Martin Graf employait des attachés Parlementaires qui se faisaient envoyer des articles néonazis (t-shirt avec ‘88’ pour « Heil Hitler », voir ce billet). C’est par tradition que MM. Graf et Hofer ont été élus avec les voix de députés sociaux-démocrates et conservateurs.

Le FPÖ se présente bien sûr comme un parti attaché aux traditions, et certaines remontent directement à la période nazie. Lors de chaque séance inaugurale, au Parlement comme dans un conseil municipal, les membres du FPÖ portent un bleuet à la boutonnière, symbole des nazis lorsque, sous l’austro-fascisme, de 1934 à 1938, le NSDAP était interdit (pour cause de concurrence entre deux formations fascistes !).

Parmi les 40 députés d’extrême droite siégeant au Parlement, 15 font partie des « schlagende Burschenschaften », ces corporations ou fraternités étudiantes pangermanistes clairement marquées à l’extrême droite et caractérisées par le fait qu’on y est admis après un duel à l’épée devant laisser une cicatrice au visage. 38% des députés du FPÖ en font partie (contre un tiers dans la législature précédente). Ce sont ces corporations qui se réunissent tous les ans dans la Hofburg, l’équivalent du palais de l’Elysée, le dernier vendredi de janvier. Ils portent des écharpes aux couleurs de l’Allemagne, rappelant ainsi leur propension au pangermanisme.

Hofer-écharpe

« Le » grand thème des élections : les demandeurs d’asile

Mais ce n’est pas tant l’attachement à ces traditions qui explique la ferveur du vote FPÖ que la grande division qui a touché le pays à partir de l’automne, lorsque Vienne s’est retrouvée sur la route des Balkans (« L’Autriche face à la tentation hongroise »). De nombreux Autrichiens se sont montrés solidaires, mais même si le 3 octobre, lors d’un concert clôturant une manifestation de solidarité avec les « refugees » (qui étaient hélas plutôt des demandeurs d’asile pas encore réfugiés), on a pu compter près de 100 000 personnes, le FPÖ et les deux autres partis proches de l’extrême droite engrangeait déjà des soutiens, pas aussi visibles que le cortège des manifestants mais bien plus importants en nombre. Le président du groupe Parlementaire de « l’équipe Stronach », Robert Lugar, osait comparer les demandeurs d’asile à des Néandertaliens, en séance plénière (voir ce billet).

Que sont 100 000 personnes favorables à la solidarité dans un pays de 8,5 millions d’habitants ? Et même parmi les personnes qui ont accueilli les Syriens, Afghans ou Irakiens fuyant la guerre dans leur pays, beaucoup étaient contents d’organiser avant tout leur transit vers l’Allemagne. On estime qu’un million de demandeurs d’asile a traversé le pays, 90 000 sont restés en Autriche pour y déposer une demande d’asile.

Et puis il y eut les agressions sexuelles de Cologne et dans des villes d’Autriche, pendant la nuit de la Saint-Sylvestre, et le silence penaud d‘une partie de la gauche, celle des bienpensants qui ont trouvé dans les musulmans leurs nouveaux prolétaires (voir « Agressions sexuelles en série et malaise à gauche » et « Hypocrisie avec ‘l’islamophobie’ »). Fin janvier, suite à d’autres agressions, cette fois-ci commises par des demandeurs d’asile, dans des piscines, on a vu en Autriche des piscines interdites aux réfugiés. Les médias populaires ont alors opéré un virage, devenant clairement hostiles aux demandeurs d’asile, et plus largement aux étrangers (voir « Le virage de l’Autriche sur la question de l’asile »). Fin avril, deux jours avant le premier tour des élections présidentielles, trois Afghans ont violé une étudiante dans les toilettes d’une gare. Du pain béni pour l’extrême droite. Pire encore, un cran de plus dans l’horreur a été franchi le 3 mai, dans la nuit, lorsque vers 2h40 du matin un Kényan SDF connu de la police et des services sociaux a assassiné une femme de ménage à coup de barres de fer. Cette dernière se rendait à son travail avec une collègue, pour nettoyer un local où les gens font des paris. L’assassin avait fait l’objet de 18 plaintes et trois condamnations. Il avait été condamné à deux mois de prison et vivait dans le quartier, sans titre de séjour, depuis 2014. Là encore, M. Hofer n’a même pas eu à exploiter ce fait divers de façon trop appuyée.

Dans les débats de l’entre-deux-tours où les échanges ne durent jamais plus que quelques dizaines de secondes, M. Van der Bellen n’a pas exploité les statistiques qui auraient permis de relativiser : il n’y a pas eu plus de crimes et délits en 2015 que les années précédentes, les Autrichiens sont bien sûr, de loin, les premiers parmi les personnes qui commettent ces crimes et délits et si l’on regarde de près la nationalité, pour les étrangers, les Roumains et les Allemands sont de loin les plus nombreux à enfreindre les lois.

Krimi2015

Les électeurs du FPÖ

Bien sûr, et fort heureusement, les électeurs du FPÖ ne sont pas (tous) d’affreux néonazis ! Les études montrent qu’il s’agit surtout d’apprentis et d’ouvriers : ces derniers ont voté à 72% pour l’extrême droite contre 15% pour celles et ceux qui ont un diplôme universitaire. Le vote dès 16 ans a aussi probablement joué en faveur du FPÖ car chez les hommes de moins de 29 ans on a 51% de vote pour Norbert Hofer, le candidat du FPÖ arrivé largement en tête. Les jeunes  préfèrent voter pour Norbert Hofer qui a 45 ans et un « vrai métier » à leurs yeux (ingénieur dans l’aéronautique), plutôt que pour un vieux professeur d’université de 72 ans qui a été payé pendant des décennies par des organismes publics ou des partis politiques et qui fait croire qu’il est un candidat « indépendant » alors que les Verts financent sa campagne.

Traiter les électeurs FPÖ de nazis est non seulement stupide mais aussi contre-productif. Une étude récente montre que justement, les Autrichiens votent FPÖ lorsqu’on les accuse d’être « nazi », ils ne supportent pas la « Nazikeule », littéralement la « massue nazie », l’accusation rapide et facile assimilant tout électeur à un nazi. Les moqueries ci-dessous venant d’Allemagne sont peut-être amusantes, mais n’ont pour effet que de ramener les électeurs vexés dans les bras du FPÖ.

L’Europe est aussi un sujet clivant, surtout l’Union européenne dans sa forme actuelle. L’interdiction progressive des ampoules à incandescence avait par exemple été largement débattue dans le pays dès 2009 (cf. ce billet) et de nombreux autrichiens regrettent le shilling. Tandis qu’Alexander Van der Bellen se présente comme un Européen convaincu, prêt à qualifier l’Autriche « d’État escroc » en raison du secret bancaire qui persiste, au FPÖ on n’hésite pas  à qualifier l’union européenne de « conglomérat de nègres » (c’était une déclaration d’Andreas Mölzer, député européen du FPÖ).

La manifestation prévue le 19 mai contre le FPÖ, organisée par une plateforme antifasciste et la représentation nationale des étudiants, risque aussi d’être contre-productive. D’ailleurs, au regard de la démocratie, beaucoup d’Autrichiens critiquent le candidat écologiste pour avoir déclaré qu’il refuserait d’introniser un chancelier d’extrême droite, si ce parti arrive en tête aux législatives. Norbert Hofer le répète à chaque débat, il respectera lui « le choix du peuple » et si les Verts arrivent en tête et que le chancelier est de ce parti, il l’acceptera. De tels propos séduisent de nombreux électeurs.

Par rapport aux agressions, crimes, viols et assassinats commis récemment en Autriche, les électeurs de Hofer se sentent rassurés en votant pour lui alors que Van der Bellen est vu comme celui qui légalisera le cannabis, celui qui appelait à désarmer la police etc. Avec l’arrivée de nouveaux musulmans et le scandale de la diffusion d’un islam de plus en plus rigoriste voire ouvertement salafiste dans certains des 150 jardins d’enfants islamiques que compte la capitale, auxquels s’ajoutent 450 groupes d’enfants également qualifiés « d’islamiques », la population est inquiète. Des électeurs du FPÖ expliquent : « des crucifix sont enlevés dans nos écoles, pourquoi dans ce cas le foulard est-il autorisé ? ». Le FPÖ sait répondre à ces inquiétudes, par exemple avec le numéro vert « anti-islamisme » mis en place par le vice-maire FPÖ de la ville de Vienne, Johann Gudenus (voir ce billet). Il reçoit une dizaine d’appels par semaine, des femmes qui sont harcelées car elles ne portent pas le voile, ou des gens qui rapportent des propos racistes conte les Autrichiens dans des écoles où l’immense majorité des enfants sont musulmans. Sur tous ces sujets, hélas, le SPÖ et les Verts se taisent.

Jörg Haider et Norbert Hofer, portraits croisés

Norbert Hofer n’est pas l’épigone de Jörg Haider, il est en réalité sur une ligne bien plus dure. M. Haider a réellement tenté de dédiaboliser son parti, d’abord en 1998 en radiant du programme du FPÖ le passage qui stipulait que l’Autriche appartient à la communauté ethnique, culturelle et linguistique allemande (en VO « deutschen Volks-, Sprach- und Kulturgemeinschaft »). Qui plus est, en 2005, M. Haider a fondé l’Alliance pour l’avenir de l’Autriche (BZÖ), justement pour laisser au sein du FPÖ la frange la plus extrémiste, liée aux mouvements néonazis. Il se trouve que c’est justement N. Hofer, qui, en 2011, a rajouté la clause du programme sur le rattachement de l’Autriche à l’Allemagne (sur ces questions, le livre Bernhard Weidinger est édifiant, ici p. 515 pour la citation).

Sur le plan personnel, M. Haider est né dans une famille de nazis et s’est tourné vers les libéraux, orientant le FPÖ vers l’extrême droite en 1986 (pour un portrait de Haider axé sur l’image qu’il a laissée en Carinthie, voir ce billet au sujet du film de Nathalie Borgers). M. Hofer fait l’inverse. Né dans un milieu conservateur (père élu municipal ÖVP), il a rejoint le FPÖ en 1994. Il ne milite qu’au niveau local et ne devient député qu’en 2006. Sur des questions comme la province autonome de Bolzano  (le « Tyrol du sud » en allemand), revenu à l’Italie à la fin de la Première Guerre mondiale en application du traité de Saint-Germain-en-Laye de 1919, une vidéo de 2015 montre Norbert Hofer tenant des propos très durs pour que les habitants de cette région obtiennent un passeport autrichien.

Aujourd’hui, même Stefan Petzner, la personne la plus proche de Jörg Haider, formule des inquiétudes sérieuses sur M. Hofer, décrit comme un loup sous une apparence de mouton, un « Führer » potentiel (voir cet entretien). L’élection du candidat FPÖ créerait de grosses surprises et M. Hofer, énigmatique, a d’ores et déjà annoncé, « vous serez étonné de voir tout ce qu’il est possible de faire » (Sie werden staunen, was alles geht!).

La campagne de l’entre-deux-tours n’a pas été à la hauteur de ce qui aurait dû être un débat d’idées. Les soutiens de Van der Bellen n’ont pas hésité à diaboliser les électeurs du FPÖ et tout laisse à croire, que M. Hofer l’emportera. Les cotes des deux candidats sur les sites de pari en ligne sont respectivement de 1,50 pour Norbert Hofer et 2,40 pour Alexander Van der Bellen.

En complément : la centaine d’entrées de ce blog portant sur le FPÖ (sur 458 entrées).

15 mai 2016 - Posted by | Autriche, Extrême droite, FPÖ, Uncategorized

4 commentaires »

  1. Les statistiques sont à regarder à la loupe, comme souvent. Si M. van der Bellen ne les pas exploitées, c’est peut-être parce qu’elles peuvent confirmer les dires de l’extrême droite. Certes, les Autrichiens sont bien plus nombreux à commettre des délits que les étrangers (⅔ vs ⅓ environ), mais les proportions ne sont pas les mêmes non plus : combien d’étrangers sur les 8,5 millions habitants ? Cela dit, les Allemands se retrouvent à la deuxième place parmi les criminels.
    Et une deuxième remarque politiquement incorrecte : si la vox populi porte au pouvoir M. Hofer dimanche prochain, le système démocratique, une fois de plus, aura montré ses limites. Mais comme disait Churchill…

    Commentaire par M. Stenger Gerhardt | 15 mai 2016 | Répondre

    • Oui, bien sûr, c’est surtout inquiétant pour les Afghans et les Roumains. Les Allemands sont de loin les plus nombreux, devant les Turcs, normal qu’ils soient bien placés dans ce triste classement.

      Commentaire par segalavienne | 15 mai 2016 | Répondre

    • « le système démocratique, une fois de plus, aura montré ses limites »
      C’est votre phrase qui est inquiétante.
      Etre démocrate c’est accepter que les autres ne pensent pas comme vous !

      Commentaire par Michel Ney | 21 mai 2016 | Répondre

      • « Und jetzt kommen wir zur österreichischen Weltkomödie: Das antifaschistische, anständige Österreich will gegen die Freiheitlichen ein System retten, das nie wirklich demokratisch war, weil nicht die Regierung das Sagen hatte, sondern die Nebenregierung, weil nicht die Verfassung galt, sondern die Realverfassung und das Gewohnheitsrecht. Und die freiheitlichen Wähler entdecken die Demokratie und die Verfassung – und wollen in ihrem Namen die zumindest rudimentäre Demokratie, die wir irgendwie hatten, völlig zertrümmern. Und es zeigt sich: Österreich ist eine demokratische Republik, in der die Mehrheit nicht weiß, was Demokratie bedeutet. » (Robert Menasse, ce matin sur Kurier.at [http://kurier.at/kultur/menasse-der-nationale-weg-fuehrt-ins-desaster/200.120.984])
        Désolé, je n’ai pas le temps de traduire…

        Commentaire par M. Stenger Gerhardt | 22 mai 2016


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