Le petit flambeau

L'Autriche vue par un universitaire français…

Une autre forme d’esclavage moderne

Vienne, juillet 2012, sur la Gürtel (boulevard circulaire)En allemand, le terme usuel pour la prostitution dans la rue est « Strassenstrich ». Cependant, depuis quelques jours on reparle à Vienne « d’Arbeiterstrich », ce sont tous ces Européens de l’Est, surtout des Roumains et des Bulgares (souvent des Roms), qui viennent vendre leur force de travail au noir pour un salaire horaire variant entre 3 et 8 euros de l’heure. L’été dernier j’avais consacré un billet à une jeune slovaque qui vendait des fraises dans une rue piétonne de mon quartier et qui dormait dans un préfabriqué avec d’autres vendeuses, payées toutes les deux 3 euros de l’heure. Jusqu’en 2014, l’accès au marché du travail autrichien est extrêmement limité pour ces ressortissants européens qu’on a du mal en 2012 à appeler « nouveaux ressortissants »  (c’était en 2007 que la Roumanie et la Bulgarie ont rejoint l’Union européenne). Comme c’est commode pour les particuliers de passer au magasin de construction prendre du matériel pour le chantier… et par la même occasion quelques esclaves qu’on payera une bouchée de pain ! La richesse de l’Autriche n’est-elle pas en partie liée à l’exploitation de ces travailleurs transfrontaliers ? Ces Roms bulgares dorment le long de la ligne 6 du métro

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12 juillet 2012 - Posted by | Uncategorized | , , , , , ,

Un commentaire »

  1. « La richesse de l’Autriche n’est-elle pas en partie liée à l’exploitation de ces travailleurs transfrontaliers ». C’est ce que j’ai toujours pensé et à cela s’ajoute une politique économique hyper libérale, qui frise la malhonnêteté. Pourquoi par exemple, n’y a-t-il pas d’hypermarchés en Autriche ?

    Il y a longtemps que j’ai remarqué cette « main d’œuvre bon marché » en attente de quelques heures de travail aux portes des magasins de bricolages. Cela m’a toujours rappelé le Liban où le système est très développé, puisque certaines entreprises utilisent cette main d ‘œuvre. Ces travailleurs bon marchés, pour la plupart syriens, attendent très tôt tous les matins, le long des routes, sur certaines places qu’un employeur s’arrête pour leur proposer une journée de travail payée 5 $.

    À l’intérieure des foyers c’est guère mieux, puisque beaucoup ont des employés de maison à demeure, sans droits, payés quelques dollars.

    Oui, cela est de l’esclavage et est un des stigmates des sociétés sous développées et en voie de sous développement

    Philippe P.

    Commentaire par Perret | 14 juillet 2012 | Répondre


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