Le petit flambeau

L'Autriche vue par un universitaire français…

Culture pour tous, dans l’espace public

Sur Europe 1, le 13 mars 2011, j’ai parlé de cette initiative (concernant les livres) dans « Carnets du Monde » (mp3, 4’42).

8 mai 2010 : Et oui, mon 100ème billet sur ce blog fera l’éloge de deux initiatives viennoises !

Passant en vélo devant une boîte remplie de livres, je me suis arrêté un instant. Le principe de cette étagère de livres est simple : tout le monde peut venir prendre des livres ou en apporter (ajoutant alors un autocollant sur la tranche, au nom de ce projet, cf. site). Et voilà, le tour est joué ! Ce qui a motivé l’auteur du projet, Frank Gassner, c’est le dégoût de voir l’espace public  gagné par le commerce et la publicité (cf. mon récent billet à ce sujet). Il a dépensé 1700 € pour ce projet, notamment pour les démarches nécessaires auprès des autorités locales. BRAVO, j’applaudis des deux mains ! Cette petite bibliothèque collective est en place depuis le 5 février et semble promise à un bel avenir ! (ici un article sur cette initiative).

Une autre initiative, non moins intéressante, est celle du ‘poète des petits billets’ (Zettelpoet), Helmut Seethaler. Depuis 1974, il a accroché des millions de poèmes (critiquant souvent la société de consommation), dans les lieux publics les plus divers. Ceci lui a valu plus de 1100 PV, dont 19 condamnations qu’il a toujours réussi à faire annuler en appel, mais il vient d’être condamné à deux mois avec sursis, le 18 février dernier pour avoir écrit un poème par terre devant le Museumsquartier !

Vidéo de quelques unes de ses bonnes actions :

Au final : Frank Gassner ‘UN’, Helmut Seethaler ‘UN’ et justice autrichienne ‘ZÉRO’ !

Zéro pointé d’ailleurs car un an après l’agression d’Ebensee, pour laquelle les coupables sont connus et ont avoué les faits (notamment au micro de Philippe Reltien que j’accompagnais alors, cf. ce billet), aucune mise en examen n’a été prononcée (cf. cet excellent entretien).

PS/ Une autre initiative à encourager, le Deewan, un resto où on paye ce qu’on veut, selon ses moyens. Il est tenu par un Pakistanais très sympa (Afzaal Deewan) et sa femme autrichienne (en 2007, ce couple binational a été menacé, il risquait l’expulsion… cf. cet article).

8 mai 2010 - Posted by | Art, Uncategorized | , , , , ,

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