Le petit flambeau

L'Autriche vue par un universitaire français…

Malaise autrichien – Unbehagen in der (österreichischen) Kultur

Hier unten auf Deutsch, ein Austausch mit Klaus Hipfl, ORF-Redakteur in der Abteilung Fernsehfilm (mit seiner Genehmigung).

La première autrichienne du film israélien Defamation (de Yoav Shamir, produit par Knut Ogris) a eu lieu à Vienne le 20 janvier au soir. La participation de l’Autriche au financement du film, tout comme le débat organisé à l’issue de cette projection, témoignent d’un malaise palpable vis-à-vis d’Israël et du génocide juif.

Le film est problématique car il aborde deux sujets délicats, sans donner les moyens à tous les spectateurs d’en saisir les enjeux. Plus embêtant encore, des propos tenus dans le film risquent d’alimenter un antisémitisme qui, en Autriche, est déjà bien présent (29% pour une extrême-droite ‘décomplexée’, lors des dernières élections législatives de septembre 2008 et un troisième président du Parlement, Martin Graf, qui ne cache pas son appartenance à Olympia, un groupuscule néo-nazi).

De quoi s’agit-il dans ce film ?



Générique

L’auteur annonce au départ vouloir enquêter sur la réalité de l’antisémitisme dans le monde, un sujet pour le moins douteux car l’antisémitisme est – hélas – une donnée évidente dans de très nombreux pays. Mais rapidement, on comprend que le premier objectif est de dénoncer les agissements de l’Anti-Defamation League (ADL). En suivant Abraham Foxman, le président de l’ADL, ainsi que des membres de la ligue, Shamir montre comment, dans bien des cas, les faits comptabilisés comme ‘antisémites’ ne relèvent que de bagatelles : des demandes de congés à l’occasion de fêtes juives qui ont été refusées par l’employeur ou une vielle dame qui affirme avoir entendu un policier parler avec un autre de “ Jewish shit ”. Que ce soit clair, ce n’est pas qu’il faille passer cela sous silence mais comptabiliser ces faits au même niveau que l’agression, bien réelle, d’un bus d’enfants d’une yeshiva (école religieuse) à coup de pierres, pour aboutir à “ 1500 actes antisémites dans l’année ” aux Etats-Unis, ce n’est pas honnête. Il est par ailleurs intéressant de voir ‘Abe’ Foxman s’entretenir avec les chefs d’État ou personnalités importantes, négociant par exemple en Ukraine le support du lobby juif pour un rapprochement avec les États-Unis en échange de l’interdiction d’établir des comparaisons entre l’extermination par famine dont les Ukrainiens furent victimes (‘Holodomor’, 1932-33) et la sacro-sainte (?) ‘Shoah’, horreur absolue ne souffrant aucune comparaison (ici mes réserves sur l’emploi de ce mot). Dans son attaque contre l’ADL, Shamir s’appuie aussi sur le livre de John Mearsheimer et Stephen Walt, Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine. Les pressions exercées par l’ADL se conjuguent à celles du premier lobby juif, l’AIPAC, et conduit à un soutien indéfectible à la politique menée par Israël, qu’elle qu’elle soit, même si cela nuit aux intérêts des Etats-Unis (et de la paix dans le Monde). Dommage d’ailleurs que Shamir ne s’intéresse pas à l’autre lobby juif qui – heureusement – prend de plus en plus d’importance, J Street, “ bras politique du mouvement pour Israël et pour la paix ” (NB pour les lecteurs francophones qui connaissent mal le système politique étasunien, il existe des lobbies pour tous les groupes et ceci n’a rien de conspiratif, il existe même un lobby autrichien, ai-je appris lors du débat).

Parallèlement à ce tableau qui concerne surtout la situation outre-Atlantique, Shamir montre comment la ‘Shoah’ est utilisée en Israël, dans les médias pour tenter de souder une identité nationale, et, surtout, sur le plan pédagogique, lorsqu’on sait qu’aujourd’hui, chaque année, 30 000 jeunes Israéliens font le voyage à Auschwitz-Birkenau (contre 500 il y a vingt ans). On assiste aux préparatifs, un véritable endoctrinement au cours duquel des hommes chargés de la sécurité expliquent qu’ils entreront en territoire “ relativement ennemi ”, où ils devront faire très attention, où ils ne devront jamais sortir en dehors des visites dans les camps etc. Il est intéressant d’entendre une jeune lycéenne persuadée qu’elle a été verbalement agressée par trois Polonais, alors qu’elle n’a tout simplement pas compris ce que les trois vieux messieurs lui ont dit. Le bourrage de crâne est tel qu’elle est certaine qu’il s’agissait d’insultes antisémites (ce qui n’était bien sûr pas le cas, cf. ma recension “ Un travail de mémoire se met en place en Pologne”). Une autre jeune femme explique que, maintenant qu’elle a réalisé l’horreur des camps, ce qui arrive aux Palestiniens lorsque leur maison est rasée par l’armée israélienne n’est pas si grave que ça. C’est un aspect intéressant du film qui n’est malheureusement pas assez développé.

Alors où est le problème ? Et bien deux scènes auraient tout simplement dû être coupées : les propos antisémites de la grand-mère du réalisateur, qui explique que si les Juifs ne viennent pas vivre en Israël, c’est soit qu’ils attendent d’être emmenés à l’abattoir par le prochain Hitler, soit qu’ils aiment trop l’argent qu’ils gagnent dans la diaspora… et la fin des propos de Norman Finkelstein, auteur d’un livre déjà controversé, L’Industrie de l’Holocauste (2000). On le voit, complètement psychotique, faire un salut hitlérien et préférer Hitler à Foxman car le premier, lui, “ ne faisait pas ça pour l’argent. ” Shamir pense que le spectateur saura lui-même en tirer les conclusions qui s’imposent sur l’état psychiatrique (!) de Finkelstein, mais que dire du public européen ?

En Europe, ces scènes qui ne choqueraient sans doute pas tant en Israël, posent problème. Elles mettent en tous les cas mal à l’aise. On a d’ailleurs du mal à comprendre pourquoi ce film est financé par la télévision nationale autrichienne (ORF), l’Institut autrichien pour le cinéma (österreischiche Filminstitut), le ministère de la culture et de l’éducation, le Fonds national d’indemnisation des victimes de la Shoah (Nationalfonds) et aussi par le Fonds pour l’avenir de la République autrichienne (Zukunfstfonds). Considérant que ce film, au demeurant intéressant, risque de développer l’antisémitisme déjà bien présent dans le pays… c’est pour le moins maladroit. Enfin, il se peut que les financements aient été accordés sans que les décideurs puissent saisir tous les enjeux du film.

Le débat organisé à l’issue de la première (sans le réalisateur, pourquoi ?), en disait long sur les lourdeurs très présentes en Autriche dès qu’on aborde ces sujets. L’ancien responsable de la communauté juive allemande, Michel Friedman (qui fut président du congrès juif européen de 2001 à 2003), était invitée aux côtés de la réalisatrice Ruth Beckermann, présentée par le responsable de l’ORF,  Klaus Hipfl, comme “ réalisatrice juive ”. La discussion était passionnante, sur la responsabilité de l’Eglise catholique dans le développement de l’antisémitisme (pas seulement en Pologne aujourd’hui mais déjà au temps des Croisades  !), l’intérêt des voyages scolaires systématiques à Auschwitz ou la présence des témoins dans les classes. Les peace camps organisés depuis quatre ans en Autriche avec des jeunes de différents cultures ou religions, montrent qu’il y a des voix plus prometteuses. Et plutôt que de chercher à tout prix les victimes, n’y gagnerait-on pas à regarder du côté des bourreaux ? Ruth Beckermann a suggéré d’aller par exemple visiter les centres de commandement de la Gestapo et Michel Friedman a raconté qu’aux enseignants qui lui demandaient des contacts avec des rescapés des camps, il suggérait de prendre d’autres types de témoins, les pères des enseignants qui appelaient. Combattre l’antisémitisme suppose de s’intéresser avant tout à la psychologie de ceux qui sont, ont été, ou risquent de devenir antisémites. Ce qui était gênant, c’était de voir combien les deux Autrichiens qui n’étaient pas juifs (le représentant de l’ORF et le modérateur du quotidien conservateur Die Presse), étaient maladroits. Ils n’osaient pas s’exprimer et laissaient péniblement transparaître leur point de vue à travers la formulation de leurs questions.

Reste à voir quelles seront les réactions dans la presse autrichienne, sur ce film qui n’est pas encore sorti en France. A suivre donc !

Compléments:

Austausch mit Klaus Hipfl, ORF-Redakteur in der Abteilung Fernsehfilm (mit seiner Genehmigung)

___________________________

21.01.2010, 18:06

Sehr geehrter Herr Segal!

Nur eine kurze Replik: dass ich Ruth Beckermann als „jüdische Filmemacherin“ vorgestellt habe, halte ich für legitim und schon gar nicht latent „antisemitisch“ –  ich schätze sie als großartige  Filmemacherin, die sich immer wieder mit dem Judentum und dem jüdischen Leben in Österreich auseinandergesetzt hat (etwa ZORROS BAR MIZWA) und sich zuletzt auch um die Leitung des Jüdischen Museums in Wien beworben hat. Man hätte auch sagen können – Filmemacherin und Jüdin, diese Information wollte ich dem Publikum geben, als Erklärung warum sie über den Film diskutiert.

Sie haben recht, es war schade, dass der Regisseur nicht anwesend war – er war verhindert.

Selbstverständlich bin ich kein Anti Semit und selbstverständlich finanziert der  ORF keinen anti semitischen Film.  Wir haben im Rahmen des Film/Fernsehabkommens natürlich auch Filme über Täter finanziert oder die unzureichende Aufarbeitung der NAZI Vergangenheit Österreichs.

Uns war schon vom Konzept her bewusst, dass dies eine Annäherung an den Antisemitismus aus einem sehr subjektiven Blickwinkel eines israelischen Regisseurs handelt. Die Welt, die er zeigt,  in der die Beschäftigung mit Antisemitismus  eine zentrale Rolle spielt,  mit den unterschiedlichsten Meinungen, teilweise widersprüchlichen und entlarvenden Facetten, ist für mich ein interessantes Zusatzangebot für ein  mit den wesentlichen historischen und aktuellen politischen Gegebenheiten vertrautes Publikum. Ein anspruchsvoller Film für ein anspruchsvolles Publikum, das sich – genauso wie ich – für gesellschaftliche Zusammenhänge interessiert

Einen Anti Semiten wird dieser Film nicht ändern können – und dass der Film Antisemitismus verharmlost, diese Sorge habe ich, genauso wenig wie der Regisseur. Ich glaube aber auch nicht, dass vom Film übrig bleibt  – „der Antisemitismus ist eine Erfindung der Zionisten“, wie das David Hirsh im Guardian schreibt. Möglicherweise bei einem Publikum, dem die grundlegenden weltpolitischen Zusammenhänge und die Diskussionen etwa über Finkelstein etc. nicht bekannt sind.

Mich hat der unorthodoxe Ansatz des Regisseurs beeindruckt  und ich glaube, dass der Film gerade aus diesem Grund zahlreiche Auszeichnungen erhalten hat und auch für den Europäischen Dokumentarfilmpreis nominiert wurde. Yoav Shamir war sich bewusst, dass er dafür – vor allem von jüdischer Seite kritisiert werden wird. Für mich auch ein Beleg für die funktionierende israelische Demokratie und ein Gegenentwurf zur vereinfachenden Schwarz Weiß Malerei, die in manchen Massenmedien hierzulande beim Thema Nahost und Israel noch immer dominieren. Und der Film ist einer von vielen Beschäftigungen mit dem Thema – durch den subjektiven Erzählweise bewusst mit dem Ansatz keine endgültige Aussage zu treffen.

Ich halte es allerdings für nicht korrekt am Beispiel einer Filmpremiere den allgemeinen österreichischen Umgang mit Antisemitismus exemplarisch darstellen zu wollen – aufschlussreicher wäre es da eine Veranstaltung in einer österreichischen Provinzstadt zu beobachten, denn einen selbstverständlichen Umgang mit jüdischen Bürgern gibt es – meiner Einschätzung nach – gerade dort noch immer nicht. Was fehlt ist schlicht und einfach auch das Wissen über die jüdische Kultur. Diese Lücke zu schließen ist eine der Aufgaben des öffentlich rechtlichen Senders ORF. Auch das Projekt DEFAMATION gehört dazu. Er ist Teil einer ganzen Palette an Filmen und Sendungen, die sich mit Israel, dem Judentum, dem Nahen Osten etc. beschäftigen – nicht mehr und nicht weniger.

Mit freundlichen Grüßen

Mag. Klaus HIPFL
Redakteur

___________________________

Meine Antwort drei Stunden später:

Sehr geehrter Herr Hipfl!

Zuerst: besten Dank für Ihre Mühe, so ausführlich auf meinen Artikel reagiert zu haben!
« I appreciate », wie die Amis sagen. Es ist ja selten, dass Leute so eingehend antworten…

Es gibt drei Punkte, über die ein Meinungsaustausch interessant sein könnte, und ich versuche, mich so kurz wie möglich zu fassen.

1. Die Vorstellung von Ruth Beckermann. Natürlich würde ich nie auf die Idee kommen, dass Sie irgendetwas mit Antisemitismus zu tun haben. Keine Frage. Ich habe das übrigens auch gar nicht geschrieben. Ich sah eher den Ausdruck eines Unbehagens (Titel meines Textes). Für mich waren Sie eher froh, zwei Juden zusammen reden zu lassen. Im Falle einer harte Kritik an Israel oder an der ADL, wäre es « koschere Kritik » gewesen, weil von zwei Juden geäussert. Ich meine, alle dürfen über diesen Film reden und es ist schon merkwürdig, dass Sie als zwei TeilnehmerInnen zwei Juden eingeladen haben.
Warum nicht Dokumentarfilm-Spezialisten oder Leute vom Film-Team? Der österr. Produzent zum Beispiel, Knut Ogris (ich weiss nicht, ob er Jude ist, es ist aber nicht wichtig, so lange Sie ihn nicht explizit so vorstellen).
« Jüdische Regisseurin » zu sagen war ungeschickt, finde ich, weil es nicht gerechtfertigt war. Warum war es für Sie eigentlich massgeblich, zwei Juden auf dem Podium zu haben? Herr Friedman hatte Recht einzuwenden, dass Sie vermutlich nie jemanden als « katholischen Filmemacher » vorgestellt hätten. Wenn Sie keinen Grund angeben, laufen Sie Gefahr, dass die Leute die unterschiedlichsten Einschätzungen davon haben. Meine war: « gut, dass wir unsere Juden aufs Podium
setzen, wenn’s brenzlig wird, sind wir abgesichert… »

2. Der Film. Ich find’s interessant aber problematisch, in den zwei Szenen, die ich erwähnt habe (die Oma + Finkelstein’s Hitlergruß). Wie Sie vielleicht wissen, mache ich mit Monika Kaczek die Programmierung des jüdischen Filmfestivals. Sie wissen also sicher, dass wir kritische Filme zeigen, wie z.B. heuer « Sinner » (Kurzfilm über sexuelle Belästigung in einer Yeshiva) und « Eyes Wide Open », Liebesgeschichte zwischen zwei orthodoxe Juden in Meha Sharim… Und ja, ich freue mich genau wie Sie, dass es eine so große Kunstfreiheit in Israel gibt. Lebanon (goldener Löwe in Venedig) ist auch ein außerordentlicher Filme, wie « Waltz with Bashir », den Sie sicher kennen (oder « Paradise now » vor ein paar Jahren).

3. Die Finanzierung durch den ORF & andere österr. Stellen. Da der Film ambivalent ist, mit zwei äusserst dubiosen Szenen, ist es wieder, m.E., ungeschickt, dass Österreich so präsent ist. Der Film kann leider antisemitische Vorurteile bestätigen und es wäre bestimmt nützlicher, Filme mit ein bisschen Ausfklärungspotenzial zu fördern. Die Abwesenheit im Saal von M. Maschke und H. Lessing, beide im Nachspann namentlich zitiert, war für mich ein Zeichen, dass sie die Unterstützung bereuen.

Also, kurz und gut, es war nicht meine Intention, den Umgang mit Antisemitismus exemplarisch darstellen zu wollen. Ich habe nur meine Eindrücke geliefert und ich denke schon, dass es für meine Leser einigermaßen nützlich war.

Mit sehr freundlichen Grüßen,

Jérôme Segal
http://jerome-segal.de

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21 janvier 2010 - Posted by | Antisémitisme, Autriche, Catholicisme, Mémoire, Nazisme, Uncategorized | , , , , ,

4 commentaires »

  1. CELA SEMBLE POUR LE MOINS GLAUQUE ET TRÈS AMBIGU…
    sur RFI CE MATIN ON PARLAIT DES MESURES XÉNOPHOBES QUE L’AUTRICHE A PRISES COMME LE RETRAIT DES ALLOCATIONS FAMILIALES ET Autres…

    Commentaire par Marie- Laure SEGAL | 21 janvier 2010 | Réponse

  2. Aucune psychose chez Finkelstein : une certaine hargne, qui se comprend … Une meute contre un seul homme.

    Commentaire par Mmmmm | 26 janvier 2010 | Réponse

    • Et le salut hitlérien qu’il fait dans le film, cela se comprend aussi ? « Un seul homme » sur quelle position ? Si c’est pour défendre le droit des Palestininens à disposer d’un pays, il y a facilement des centaines d’universitaires dans tous les pays. Alors, « un seul homme » pour dire quoi ? Pour faire le salut hitlérien devant la caméra, heureusement, je ne connais que lui.

      Commentaire par segalavienne | 26 janvier 2010 | Réponse

  3. Merci pour cet article. J’ai vu le film hier (31.1.2010) à Vienne et ai ressenti un malaise indescriptible à la perception des rires et autres sons ou expressions d’approbations etc. exprimés par le public clairsemé dans cette salle obscure du Künstlerhauskino. Comme si certains moments étaient de l’ordre du « Aha » des révélations (de ce que l’on aurait toujours déjà su, évidemment!)… Un seul moment très révélateur en effet, je le concède: l’accusation par un des Noirs (dans le dialogue sur le trottoir), comme quoi le cinéaste est en train de manipuler la discussion…
    « Ein anspruchsvoller Film für ein anspruchsvolles Puiblikum »? (dixit Herr Mag. Hipfl) – Quelle aberration: je vais me dépêcher de relire certaines analyses de Walter Benjamin sur la thématique de la Gewalt, Zäsuren, Zitat, Montage, etc.
    Je suis heureuse d’avoir découvert par hasard votre blog et me réjouis de le consulter régulièrement,
    Meilleurs messages,

    Dr. Valérie Baumann (Lausanne/Wien)

    Commentaire par Baumann Valérie | 1 février 2010 | Réponse


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