Concert des Kesaj Tchave à Vienne le 30 mars / Konzert am 30.03.2012!

Hier unten auf Deutsch + Artikel in der Wiener Zeitung am 23.3.2012 (JPEG).
Le 30 mars 2012 de 19h à 21h - Theatersaal, Längenfeldgasse 13-15, 1120 Wien (U4+U6 Längenfeldgasse) - Kesaj Tchave – Concert de soutien
Le 30 mars le groupe Kesaj Tchave donnera une représentation exceptionnelle à Vienne. Ils chantent en partie en français, avec des décors parisiens, dans la grande salle de théâtre de la Längenfeldgasse. Leur spectacle débordant d’énergie est le résultat d’un projet né près de Kezmarok, au pied des Tatras, lorsque, en l’an 2000, le musicien Ivan Akimov et l’assistante sociale Helena Akimova ont eu l’idée de monter un groupe avec des enfants roms vivant dans les bidonvilles avoisinants. Aidés d’un musicien professionnel, les enfants et les jeunes trouvent par la scène une reconnaissance qui souvent leur manque dans leur quotidien. Le public découvre à la fois une image authentique de la culture rom et surtout de sa musique, influencée ici par la musique slovaque contemporaine. Depuis 2004 le groupe est invité dans de très nombreux festivals, surtout en France mais aussi en Suisse, en Pologne ou en Hongrie. Réfugié à Paris après le Printemps de Prague, Ivan Akimov y a vécu jusqu’à la fin des années 1980 ; c’est ce qui explique le lien privilégié que ce groupe entretient avec la France.
Le nom “Kesaj Tchave” vient Lire la suite »
Pour la liberté de la presse en Hongrie
Environ trois cents personnes se sont retrouvées devant l’ambassade de Hongrie en ce 14 janvier pour protester contre la loi qui muselle la presse dans le pays, entrée en vigueur au 1er janvier, lorsque la Hongrie a pris la présidence de l’Union européenne (cf. cet article de rue89). Au même moment, environ 15 000 personnes manifestaient à Budapest. A Vienne, il y avait une contre-manifestation de six personnes (vignette ci-contre). On lisait “Les Hongrois d’Autriche affirment: la loi sur les médias n’est qu’un prétexte, les banques et les suppôts de la mondialisation doivent laisser la Hongrie tranquille” (les lettres formaient les mot ‘bugs’).
Certains d’entre eux étaient des réfugiés de 1956, venus en Autriche pour échapper au communisme. La femme au chapeau de fourrure avait un chien qui aboyait en ma direction “c’est parce que vous avez un vélo, chez moi il a été embêté par un Rom à vélo !” Ce fut l’occasion pour moi d’aborder le sujet même si c’est délicat avec quelqu’un qui considère que les “citoyens du monde” sont des gauchistes irrécupérables (elle me reprochait de me mêler à ce qui ne me regarde pas, car je ne suis pas hongrois, je lui ai dit que j’étais citoyen du monde et européen). Elle était d’un racisme effarant : “ce sont [les Roms] des assistés qui vivent largement avec de grosses voitures car aux aides de l’Etat.” La veille, j’avais publié sur mon profil Facebook le texte suivant… qui fait écho à ces propos :
Les Roms en Autriche : un exemple à suivre !
Bon, bien sûr, s’il est question d’exemple à suivre, c’est en référence à l’Autriche contemporaine de ces vingt dernières années, et pas à l’Autriche nazie. Aujourd’hui, ce que l’Autriche a accompli pour défendre les droits des Roms est exemplaire. Aucun bidonville dans le pays, il existe des émissions de radio et de télévision régulières, en romani, des enseignements dans cette langue… et des programmes assez efficaces de lutte contre la discrimination.
C’est d’abord une question de reconnaissance : depuis 1993, les Roms sont reconnus comme minorité, au même titre que les Slovènes de Carinthie et de Styrie, les Croates du Burgenland, les Hongrois du Burgenland et de Vienne, ainsi que les Tchèques et les Slovaques de Vienne. Ils disposent de ce fait d’une représentation au niveau gouvernemental et c’est M. Rudolf Sarközi qui dirige le groupe assurant cette fonction (cette homonymie m’avait amené en 2004 à publier un petit billet humoristique, « Longue vie au président Sarko !», Le Poivron, N° 66, décembre 2004, p. 5, reprise dans cet article du Monde). L’Autriche a ratifié en 2001 la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires reconnaissant le romani comme langue vivante du pays (avec cinq autres langues minoritaires). Comme l’Islande et l’Italie, la France a bien signé la Charte mais ne l’a pas ratifiée (cet article permet de faire le point, pays par pays).
Solidarité avec les Roms – Solidaritätskundgebung für die Roma
(Hier unten auf Deutsch)
Environ 200 personnes étaient réunies samedi 4 septembre 2010 devant la représentation de l’Union européenne à Vienne, Wipplingerstr. 35. Le slogan était “Stop rassismus” et différents acteurs de la société civile ont pris la parole. Parmi celles-ci, Ceija Stojka, née en 1933, déportée dans trois camps de concentration… une figure marquante de la communauté rom en Autriche. La manifestation, autorisée uniquement sur le trottoir, était organisé par le groupe en charge des Roms au diocèse d’Eisenstadt. Mes photos sont ici.
Ca. 200 Leute waren am 4. Sept. vor dem Europahaus in Wien. Unter dem Motto “Stop Rassismus” sind viele VertreterInnen der Zivilgesellschaft zur Wort gekommen. Unter anderen Ceija Stojka, geb. 1933, in drei KZ deportiert. Meine Fotos sind hier.
Offizieller Aufruf: Eine Initiative engagierter Roma und Romnia in Wien ruft zur Solidaritätskundgebung gegen die Abschiebung von Roma aus Frankreich auf.
Die Abschiebungen von Roma in Frankreich durch Präsident Nicolas Sarkozy
“Longue vie au Président Sarko !”
Ce billet concerne bien en premier lieu l’Autriche. Découvrant l’article paru dans Le Monde (édition du 19 août 2010), “A Vienne, le porte-parole de la communauté rom s’appelle Rudolf Sarközi“, j’ai pensé à ce texte que j’avais publié en décembre 2004, lorsqu’un certain Nicolas S. avait pris la tête de l’UMP : “Longue vie au président Sarko !“, Le Poivron, N° 66, décembre 2004, p. 5. Le titre se référait bien sûr au Sarközi autrichien, qui m’inspire bien plus de respect !
Sur les Roms en Europe, voir ce billet, publié sur ce blog en mai 2009, et ces deux articles rédigés avec Claire Lévy-Vroelant :
« De nous tous, ils sont les plus européens »
La situation des Roms en Europe – conférence du 4 mai 2009 à l’Institut français de Vienne (ici des photos de l’ensemble)
At the end of this post, a report in English (thanks Joe),
dann auf Deutsch,
ici des photos avec un petit film (merci Louis, ici que le film) et là un film de Michel Mougey.
Prenant pour point de départ cette citation de d’écrivain allemand Günter Grass, « de nous tous, ils sont les plus européens », l’ADFE Autriche a organisé le 4 mai dernier une soirée débat sur la situation des Roms (ou Rroms) dans quelques parties de l’Europe : la France, l’Autriche, mais aussi la Slovaquie, la Serbie et le Kosovo. Au cours des trois mois de préparation de cet événement, les journaux se sont hélas fait l’écho de l’actualité du sujet puisque des assassinats racistes, touchant spécifiquement des Roms, ont eu lieu en République tchèque et en Hongrie. Des maisons ont été incendiées, une véritable flambée de violence anti-rom s’est fait jour. Lire la suite »
-
Archives
- mai 2012 (6)
- avril 2012 (5)
- mars 2012 (6)
- février 2012 (4)
- janvier 2012 (4)
- décembre 2011 (7)
- novembre 2011 (3)
- octobre 2011 (8)
- septembre 2011 (9)
- août 2011 (2)
- juillet 2011 (2)
- juin 2011 (6)
-
Catégories
- Anti "foot professionnel"
- Anti-foot
- Antisémitisme
- Art
- Autriche
- Catholicisme
- Cinéma
- Critique(s) d'ouvrage
- Enseignement
- Europe
- Expulsions
- Extrême droite
- Féminisme
- Français de l'étranger
- France
- Immigration
- Israel
- Journalisme
- Judaïsme
- La France en Autriche
- Laïcité
- Mémoire
- Nazisme
- Photo
- Police
- Roms
- Sexisme
- Sport
- travail
- Uncategorized
-
RSS
Entrées RSS
RSS Commentaires



Servus !