De l’identité juive et de la difficulté de son expression à Vienne
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Artikel in der Wiener Zeitung (sachlich aber eher gut), “Eine Frage des Pluralismus” (von Alexia Weiss – hier eine schlechtere Fassung auf Die Jüdische). Eine reine Schande, “Jüdische Kulturschaffende, ausbleibende Entschuldigungen und Fremdschämen” von Bettina Weissengruber auf Die Jüdische, mit meinen Anmerkungen als PDF.
C’est dans une salle archicomble, avec environ 150 personnes, que s’est tenue au Centre de la communauté juive de Vienne, le lundi 17 janvier 2011, une réunion pas comme les autres. Depuis quelques années, le Festival du film juif pose problème à la représentation officielle de la communauté juive en Autriche (IKG). La religion juive a été officiellement reconnue en Autriche dès 1890 (l’islam en 1912, soit dit en passant), et l’IKG a avant tout été fondée pour représenter la religion juive… un peu comme les consistoires en France à l’époque napoléonienne. Toutefois, en l’absence de séparation entre l’État et les religions, cette « Communauté du culte israélite » (traduction littérale) entend décider de ce que doit être la bonne culture juive. A cause de deux films, que les dirigeants de l’IKG reconnaissent d’ailleurs ne pas avoir vus (Brit/convenant, sur les sentiments de femmes orthodoxes vis-à-vis de leur bébé, avant la circoncision, et Fucking different Tel Aviv sur la vie et les amours dans cette ville), le directeur du festival n’a pas eu le droit d’acheter un encart publicitaire pour annoncer les dates du festival dans le mensuel de la communauté, ni d’envoyer (aux frais du festival bien sûr) le programme aux abonnés du mensuel. Excédées par cette forme insidieuse de censure, dont le magasine profil s’était fait l’écho, environ 200 personnes ont signé une pétition pour exiger plus de tolérance, pour que le Secrétaire général aux affaires juives de l’IKG, M. Fastenbauer, ne donne plus d’entretien au nom de la communauté dans les journaux, pour que la liberté artistique soit respectée.
Un pas vers la justice, plutôt qu’une “sensationnelle histoire d’amour” !
Excellent article de J. Stolz paru le 24.08.2010 dans Le Monde.
Reconnaissons d’abord qu’un petit progrès a été accompli dans la restitution des œuvres d’art issues des spoliations nazies. En avril 2008, j’avais publié un texte intitulé Art Restitution in Austria: Still a long way to go, dénonçant à la fois la législation en vigueur (la ‘Kunstrückgabegesetz’ de 1998) et le manque de bonne volonté évident de la fondation Leopold, du nom du grand collectionneur Rudolf Leopold, mort à 85 ans en juin 2010. Ce dernier a acquis après-guerre, souvent dans les années 1950, des œuvres qui en réalité, avaient souvent appartenu à des Juifs qui avaient été spoliés ou contraints de vendre à des prix dérisoires leurs tableaux. Leopold s’est toujours défendu en affirmant qu’il achetait ces tableaux de bonne foi, ignorant les modalités des acquisitions passées. Il a de plus ouvert le Leopold Museum, en 2001, pour que le public puisse voir une (petite) partie de sa collection. En 1998, un tableau d’Egon Schiele, le portrait de sa compagne Walburga Neuzil (dite ‘Wally’), avait été prêté pour une exposition à New York. Suite à une plainte, ce tableau avait été confisqué et un débat sur la restitution était ainsi né en Autriche. Aujourd’hui, 20 août 2010, Lire la suite »
Une image terrible… dans une revue à Vienne
Une honte, de la propagande de la pire espèce ! (* am Ende auf Deutsch)
Dans le dernier numéro de “La Communauté” (Die Gemeinde), organe officiel de la Communauté juive en Autriche, on voit en dernière page cette photo : le gentil soldat israélien qui abreuve des détenus que l’on présume palestiniens. Qu’est-ce qu’ils sont sympas les militaires israéliens ! En couverture, il y a une autre photo, de la manifestation du 12 janvier en solidarité avec Israël. Sur Facebook, j’avais reçu une invitation à m’y joindre, à laquelle j’avais répondu (en allemand), “Solidarité avec Israël, oui, bien sûr, mais aussi avec les civils bombardés à Gaza, non ?”. En guise de réponse, j’ai reçu un flot d’insultes. Dans ce numéro de Die Gemeinde, on trouve un décompte précis, jour après jour, des roquettes tombées sur Israël, des photos de plafonds éventrés par lesdites roquettes, des enfants en pleurs à Ashkelon, et pas la moindre ligne sur les atrocités à Gaza. Dans le numéro précédent, il y avait une attaque aussi vile que stupide à l’encontre du Festival du film juif de Vienne (cf. mon billet à ce sujet). Les Juifs vivant en Autriche méritent mieux que cette feuille de choux !
Pour les lecteurs francophones, je ne peux que recommander cet excellent article de Jean-Christophe Attias, “Israël n’est pas le judaïsme” paru ce matin (27/01/2009) dans La Croix. (page 1, page 2)
(*) Auf Deutsch kann ich z.B. auf diesen Videocast von Robert Misik hinweisen, “Islamistische Scheichs und pro-israelische Hardliner sorgen auch hierzulande für schönste Kriegsstimmung“.
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Exceptionnellement, voici un billet en rapport avec mon principal domaine de recherche… car d’une certaine façon, l’actualité le rattrape. L’objet de ce projet européen appelé
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